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Le monument des instituteurs

L'histoire des instituteurs

 

DEBORDEAUX, POULETTE, LEROY

plaqueDès 1871, la première initiative d'élever un monument revient au maire de Pasly pour honorer l'instituteur du village Jules Debordeaux et son compagnon le garde national Louis Courcy. Le Conseil Général de l'Aisne s'y associe mais entend prolonger et amplifier cette initiative locale, et sur la proposition d'Henri Martin, historien national Saint Quentinois, qui était vice-président du Conseil général et Président de la commission d'instruction publique, il décide de rendre hommage aux 3 instituteurs de l'Aisne fusillés.

Le 20 août 1872, une plaque à la mémoire des 3 victimes est apposée solennellement dans la cour de l'Écoleprotrait3instituteurspetit normale d'instituteurs, rue Clerjot à Laon. En 1881, cette plaque de marbre fut réinstallée dans la nouvelle École normale d'instituteurs, inaugurée la même année, avenue de la République.

En 1886 le Conseil général de l'Aisne rallume la flamme de l'hommage aux 3 instituteurs, il envoie à toutes les écoles les portraits des 3 instituteurs gravés par Decaux et la brochure "Les 3 instituteurs de l'Aisne fusillés pendant la guerre de 1870-1871" rédigée par Jean Zeller, ancien inspecteur d'académie de Laon. Histoire, portraits et bientôt monument des 3 instituteurs relève de la même veine. Il ne reste plus qu'à le matérialiser aux yeux de tous et c'est à l'occasion du 25e anniversaire de la guerre, en 1896, qu'un nouveau projet germa autour de l'érection d'un Monuments aux 3 Instituteurs de l'Aisne défenseurs du sol natal.

concoursPour ce projet, beaucoup plus important, le procès verbal de la séance du Conseil Général du 16 avril 1896 rapporte que l'assemblée s'étonne et s'offusque qu'un comité et son secrétaire, M. Lechantre, instituteur à Saint-Quentin, prennent l'initiative pour l'érection d'un tel monument. Le Conseil Général n'en adhère pas moins au projet du comité. Une rivalité va alors surgir à propos du lieu qui recevra le monument. Laon et Soissons revendiquent le monument. De longs débats vont s'engager et le Conseil Général renvoie la question à la Commission d'instruction publique qui en fait appel au gouvernement. Dans sa séance du 20 novembre 1896, le maire de Laon confirme à soinaugurationn Conseil municipal le choix de Laon pour le monument. Le Conseil général donna son accord à la requête de Georges Ermant, maire de Laon et architecte de la nouvelle école normale avenue de la République, pour ériger le monument dans la cour d'entrée de l'école.

Un concours fut ouvert et un jury désigné pour choisir le projet de monument. C'est le projet du statuaire Carlus et de l'architecte Duray qui est retenu en 1897. L'installation du monument géant en bronze sur socle de granit de plus de 6 mètres de hauteur, nécessita d'importants travaux dans la cour réaménagée par l'architecte Marquiset. L'inauguration solennelle et grandiose, eut lieu le 20 août 1899.

monumentinstitlaonL'histoire du monument ne se termine pas là pour autant puisque le monument actuel n'est pas celui de 1899. Ce dernier fut défait et fondu par les Allemands en 1917 lors de la première Guerre mondiale.

Après la guerre 1914-1918, c'est à nouveau à l'initiative des instituteurs et de Lechantre, président de l'Union amicale de l'Enseignement primaire de l'Aisne, qu'est demandée la réédification du monument. Le Conseil Général donne sont accord et Jean Carlus est à nouveau sollicité. Alors que la plaque de 1872 a disparu, le groupe sculptural est refait pratiquement à l'identique. L'inauguration prévue en 1928 est retardée au 28 juillet 1929 avec la plaque commémorative en l'honneur des 120 instituteurs de l'Aisne et des 80 élèves de l'École normale morts pour la France en 1914-1918

 

Merci à Daniel DA ROCHA de Mercin et Vaux pour le prêt des documents de cette page.

 



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