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Que s'est-il passé à Pommiers en septembre, octobre et novembre 2017 ?

Cérémonie du 11 novembre

 

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Malgré le temps maussade, de nombreux habitants de notre commune se sont déplacés pour rendre hommage aux soldats de la Grande Guerre. 

Aprés les discours de la municipalité, les enfants ont lus quelques textes.

Puis des gerbes ont été déposées au pied du Monument aux Morts.

La sonnerie aux morts et La Marseille ont été interprétées, au cornet, par Frédéric.

La cérémonie s'est terminée autour d'un verre de l'Amitié.

 
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 Commémoration de la Victoire et de la paix. Hommage à tous les Morts pour la France. Message de la Secrétaire d’État auprès de la ministre des armées 11 novembre 2017 lu par les conseillés municipaux

 

Quatre-vingt-dix-neuf années ont passé depuis cette fin de matinée où, ce 11 novembre 1918, à 11h, sur le front, les clairons ont surgi pour sonner le cessez-le-feu. Un conflit de quatre ans et demi s’achevait alors.

Si l’avant et l’arrière communient dans la fierté nationale, c’est aussi le temps du deuil qui commence face aux pertes considérables, tant civiles que militaires. La Grande Guerre a profondément bouleversé les nations européennes, les équilibres mondiaux sont durablement modifiés.

Cette année, nous célébrons plus particulièrement le centenaire de 1917. Après trois ans de conflit, c’est l’année de La « fatigue des peuples » mais aussi le tournant de la guerre. Sur le temps long, elle s’avère déterminante pour le XX siècle. Ses conséquences se font encore sentir aujourd’hui.

D’avril à octobre, le Chemin des Dames a rendu son terrible verdict ; cet échec sanglant affecte le moral des combattants et celui de l’arrière. L’armée française n’est pas seule à se sacrifier. Au prix de lourdes pertes, les Canadiens mènent l’offensive à Vimy, les Britanniques à Passchendaele, les Italiens sont vaincus à Caporetto.

Les États-Unis rompent avec l’isolationnisme et s’engagent aux côtés de l’Entente. L’arrivée progressive des soldats américains change le rapport de force et va contribuer à forger la victoire. La mondialisation du conflit s’est intensifiée.

Traversée par deux révolutions, la Russie connaît de profonds bouleversements et signe le 15 décembre un armistice avec l’Allemagne. Cette dernière va pouvoir, en 1918, concentrer toutes ses forces sur le front occidental.

Victimes indirectes de la guerre, des centaines de milliers d’enfants en portent les séquelles et se retrouvent orphelins. Ils grandiront seuls ou au sein de familles incomplètes marquées à jamais par la perte. C’est pour leur permettre de vivre dignement que l’État crée le 27 juillet 1917 le statut de « pupille de la Nation ». Destiné à l’origine aux orphelins de guerre, il est étendu aujourd’hui aux orphelins d’un parent tué en opération militaire extérieure ou lors d’un attentat terroriste.

Le 16 novembre 1917, il y a presque cent ans, au milieu de la tempête, Georges Clemenceau était appelé à former le gouvernement. Président du conseil et ministre de la guerre, à 76 ans, il appelle à la « guerre intégrale » et remobilise la Nation et les armées avec l’obsession de mener la France à la victoire.

En ce jour du 11 novembre, depuis la loi de 2012, nous rendons hommage à l’ensemble des morts pour la France. A ceux tombés lors de la Grande Guerre, lors de la Seconde Guerre mondiale, lors des guerres de décolonisation, à ceux tombés hier et aujourd’hui, lors de nos opérations extérieures partout dans le monde, la Nation reconnaissante rend hommage et perpétue l’indispensable mémoire.

 

Discours du conseil municipal et des anciens combattants 11 novembre 2017

 

Nous sommes rassemblés, réunis, recueillis pour honorer la mémoire des tous ces soldats français et alliés morts pour la France, pour une nation qui éclaire depuis maintenant des siècles, le monde du phare de la liberté, de la dignité et du devoir. Nous honorons aussi tous ceux qui ont souffert dans leur chair et tous ceux qui sont revenus peut-être indemnes physiquement, mais à jamais marqué dans leur âme.

Même si les temps présents nous inquiètent, nous vivons sur notre sol dans une paix et un confort qui ne nous permettent pas de vraiment comprendre les conditions effroyables de la Grande Guerre. Que savons-nous de la solitude et de la peur du combattant qui monte à l’assaut ? Que savons-nous de la terreur de ces soldats pris sous le feu de l’artillerie ? Que savons-nous de la souffrance des blessés, des populations gazées, des nuits interminables et glacées à attendre une aube meurtrière ? Peut-on, ne serait-ce qu’un instant, imaginer de savoir qu’on ne survivra pas au prochain assaut ou que notre camarade de combat, qui partage nos angoisses et nos espoirs, ne verra pas le jour prochain se lever ?

Au total,  dix millions de personnes sont mortes, principalement en Europe, et vingt millions d’autres sont restées invalides ou sont décédées des suites de leurs blessures. La France qui comptait alors 40 millions d’habitants, a perdu 1 million 400 000 militaires et 300 000 civils, auxquels s’ajoutent plus de quatre millions de blessés militaires.

Nous avons une dette envers tous ces combattants, une dette perpétuelle que ce devoir de mémoire nous rappelle. Mais cette dette est avant tout une dette personnelle de chaque Français envers chacun de nos soldats du passé ou du présent. La paix n’a, bien sûr, pas de prix, mais cela n’est pas une raison pour oublier la détermination au combat des hommes de 14/18.

Puissent ces derniers nous servir d’exemple. A tous ceux qui ont leur nom gravé dans la pierre, à tous ceux qui sont morts dans l’ombre, pour leur pays, nous rendons hommage.

Nous pensons à toutes ces familles endeuillées qui ont perdu un proche au nom de la France. Nous pensons à tous ceux qui ont péri dans les conflits majeurs du XXe siècle, la Seconde Guerre mondiale, la guerre d’Indochine, la guerre d’Algérie, mais aussi à tous ceux qui ont marqué notre Histoire.

Nos pensées vont également vers tous ceux qui meurent aujourd’hui parmi nos jeunes soldats dans les opérations extérieures, notamment aujourd’hui, ces militaires de l’opération Sentinelle qui ont toujours le même courage pour nous protéger et porter les valeurs de la France.

Que vive la République, que vive la France.

 

Lettres de Poilus à leurs petits enfants, leur ami, leur mère ou leur femme lus par les enfants de l'école.

 

 Mes chers petits-enfants,

J’ai une suprême recommandation à vous faire. Aujourd’hui, vous êtes petits ; demain vous serez grands. Prenez en considération ce que je vous écris. Respectez votre maman ; obéissez lui sans cesse car c’est elle qui a la lourde charge de la mère et du père… Prenez l’exemple de nous. Aimez-vous, soyez loyaux et honnêtes, et vous serez heureux en ayant votre conscience tranquille. C’est à toi, Rosette, ma chère enfant, de donner l’exemple à Ernestine ta petite sœur et à Jean et Charles tes petits frères pour que vous preniez tous le bon chemin. Soyez tous bons enfants. […] Que mes larmes que je verse en faisant cette lettre vous inspire de faire tout ce que je voudrais et que vous deveniez tout ce que je vous souhaite. Gardez précieusement cette lettre ; souvenez-vous de votre malheureux père et suivez ses conseils.

Lazare SILBERMANN

P.-S. : Surtout respectez votre maman. Évitez-lui tout chagrin qu’il pourra lui se présenter. Adoucissez-lui sa vie et faites-lui oublier tout ce qu’il pourra se présenter comme amertume dans la vie.

 

Dimanche 14 février 1915

Cher ami

Quand nous sommes arrivés par ici au mois de novembre, cette plaine était alors magnifique avec ses champs à perte de vue, pleins de betteraves, parsemées de riches fermes et jalonnés de meules de blé. Maintenant c’est le pays de la mort, tous ces champs sont bouleversés, piétinés, les fermes sont brûlées ou en ruines et une autre végétation est née : ce sont les petits monticules surmontés d’une croix ou simplement d’une bouteille renversée dans laquelle on a placé les papiers de celui qui dort là. Que de fois la mort me frôle de son aile quand je galope le long des fossés ou des chemins creux pour éviter le tac-tac de leurs mitrailleuses. La nuit, j’ai couché longtemps dans un tombeau neuf, puis on a changé de cantonnement et je suis maintenant dans un trou que j’ai creusé après un talus. J’emporte ma couverture perdue à ma selle, ma marmite de l’autre côté et en route. J’étais l’autre jour dans les tranchées. […......] Je ne te raconte que des choses que je vois, autrement je ne le croirais pas moi-même. […] Je compte que tu m’enverras des nouvelles de là-bas et je te quitte en t’envoyant une formidable poignée de main.

Jean Baptiste

 

Ma chère mère,

Merci pour ta bonne lettre que j’ai bien reçue il y a quelques jours. […] Nous sommes toujours à l’arrière où le bataillon se reforme, et nous avons bien besoin de ce repos, car les quinze jours que nous avons passés à Verdun nous ont plus fatigués et démoralisés que six mois de guerre de tranchées. Je suis heureux que la photographie que je t’ai fait parvenir par Blanche t’ait fait plaisir, c’est un bon petit souvenir, mais ce sera peut-être le dernier que tu auras de moi, car je ne te cacherai pas que, pour nous qui sommes parfois tant exposés, chaque fois que nous écrivons aux nôtres nous pensons toujours que c’est notre dernière lettre et pour quelques-uns c’est vrai chaque jour qui s’écoule. Jusqu’à présent, le hasard a favorisé la famille et, pour moi en particulier, j’ai pu au prix de combien de difficultés m’en tirer sans trop de bobos, mais tu le comprendras ma chère mère, il est presque impossible dans cette guerre interminable de sortir indemne pour celui qui est continuellement exposé et, tu le sais mieux que moi, il est peu de familles qui n’aient pas encore payé par un ou plusieurs deuils sont tribut à cette horrible guerre. La nôtre ne peut pas échapper à cette règle sans exceptions, aussi j’attends simplement mon tour sans peur et je ne demande à la Providence qu’une chose, c’est de m’accorder cette dernière grâce: la mort plutôt qu’une horrible infirmité, conséquences de ces terribles blessures, dont nous sommes témoins tous les jours. Je sais bien qu’il est dur de mourir à trente ans en pleine jeunesse, alors qu’on vient de sacrifier au pays cinq des meilleures années de sa vie, mais que veux-tu, ma chère mère, la mort ne choisit pas, et quand on se trouve en pleine bataille, que le feu fait rage autour de soi, combien qui tombent et qui comme moi n’ont rien fait pour mériter la mort. Et puis je n’ai pas d’enfants, personne ne souffrira si je disparais, Blanche est encore jeune, elle peut se suffire à elle-même, je ne pense donc pas qu’elle soit malheureuse si je ne reviens pas. Voilà, ma chère mère, dans quel état d’esprit j’affronte le danger ; je t’assure que la mort ne me fait pas peur et si quelques fois dans mes lettres je laisse percer un certain découragement, je ne voudrais pas que l’on croie que c’est pas peur. Si je suis démoralisé, c’est que je m’ennuie affreusement. Deux années de guerre, la souffrance, les privations m’ont tué. J’aurais bien voulu venir en permission avant de remonter aux tranchées, cela m’aurait fait du bien et c’eût été pour moi un grand bonheur de venir vous embrasser tous et de passer quelques journées avec Blanche mais, hélas ! Elles sont supprimées et on ne parle pas de les rétablir. Adieu, ma chère mère, je t’embrasse un million de fois de tout cœur.

Ton fils qui te chérit

 

Léonie chérie

J’ai confié cette dernière lettre à des mains amies en espérant qu’elle t’arrive un jour afin que tu saches la vérité et parce que je veux aujourd’hui témoigner de l’horreur de cette guerre. Quand nous sommes arrivés ici, la plaine était magnifique. Aujourd’hui, les rives de l’Aisne ressemblent au pays de la mort. La terre est bouleversée, brûlée. Le paysage n’est plus que champ de ruines. Nous sommes dans les tranchées de première ligne. En plus des balles, des bombes, des barbelés, c’est la guerre des mines avec la perspective de sauter à tout moment. Nous sommes sales, nos frusques sont en lambeaux. Nous pataugeons dans la boue, une boue de glaise, épaisse, collante dont il est impossible de se débarrasser. Les tranchées s’écroulent sous les obus et l’odeur est pestilentielle. Tout manque : l’eau, les latrines, la soupe. Nous sommes mal ravitaillés, la galetouse est bien vide ! Un seul repas de nuit et qui arrive froid à cause de la longueur des boyaux à parcourir. Nous partons au combat l’épingle à chapeau au fusil. Il est difficile de se mouvoir, coiffés d’un casque en tôle d’acier lourd et incommode mais qui protège des ricochets et encombrés de tout l’attirail contre les gaz asphyxiants. Ces incessants combats nous ont laissé exténués et désespérés. Cette guerre nous apparaît à tous comme une infâme boucherie.

Henri

 

le dimanche 3 septembre : un Poméramien à l'honneur

 

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Dimanche, 3 septembre, la Compagnie d'Arc de Parcy-Tigny organisait la coupe Gaillard, réservée aux Archers du Canton d'Oulchy.

32 archers se sont retrouvés au Jeu d'Arc de Parcy-Tigny.

Laurent OUDARTa remporté la victoire en faisant le plus beau marmot.

Bravo à Laurent pour ce succès

 

 

 

le samedi 2 septembre : le repas del'association "A la pétanque de Pommiers"

 

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L'Association "À la Pétanque de Pommiers " a réunie 62 convives pour partager le repas annuel du 2 septembre 2017.

Entre la pluie et le soleil, 38 adhérents se sont affrontés en 5 parties, au final pas de perdants que des gagnants et de la bonne humeur

 

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